Encouragements en tout genre pour celui qui passe à l’action

 

Des encouragements en tout genre… Je vous propose aujourd’hui une galerie de portraits, de gens plein de sollicitudes tout d’abord. Des salves d’encouragements comme s’il en pleuvait. Rien de bien original à vrai dire, car quoi que vous fassiez dans la vie, à partir du moment où vous prenez une décision et que vous agissez en conséquence, vous dérangez le confort de ceux qui vous écoutent et qui se complaisent dans l’inaction.

Pour moi qui vis sans télévision, mange sans lactose sans gluten et qui suis végétarien, je vous laisse imaginer mon expérience en la matière. Et quand sapiens sapiens est dérangé dans son confort, les réactions sont parfois étonnantes… confusantes… décoiffantes! Et puis il y a ceux un poil plus perspicaces, qui comprennent sans que vous ayez besoin de leur faire un dessin, qui ne vous encouragent pas pour autant évidemment, ce que je perçois tout de même plutôt comme un encouragement pour la suite. Galerie de portraits, c’est parti!

 

Les incrédules (je suis gentil) et leurs encouragements de première classe

 

Mon Papa :

Je l’entends encore deux ans après… Quand  j’ai appelé mon père pour lui annoncer le plus naturellement du monde que j’allais acheter un immeuble, sa réponse immédiate et spontanée fut : « un immeeeeeuuuuuble! » Pas à proprement parlé un encouragement évidemment, mais pas de quoi me dissuader plus que ça. La suite de notre conversation fut plus classique avec des « si c’était si facile, tout le monde le ferait » par exemple, et moi qui pensais fortement que je n’avais pas parlé de facilité mais uniquement de possibilité! Bon, je vous rassure, mon père a bien compris depuis! Et j’espère bien lui montrer de quoi il en retourne pour qui veut bien s’en donner la peine d’ici une dizaine d’années, en espérant qu’il sera toujours là pour admirer le résultat. Résultat qui ne sera pas définitif parce que je ne prévois pas d’arrêter avant de caner à mon tour! Dans l’immédiat, je m’appuie sur ses compétences d’homme qui maîtrise tout (électricité, plomberie, mécanique, serrurerie, montage de cuisine, pose de BA13, bref tout ce qui va du sol au plafond dans une maison ou ce qui se trouve sous le capot d’une voiture).

 

La directrice d’agence du CIC :

Plus sympa assurément la directrice de l’agence du CIC de ma ville et son « pourquoi maintenant? » probablement en relation avec mon âge du moment en septembre 2015 (43 ans). Une précieuse qui m’a peut-être pris pour un marchand de sommeil quand je lui ai expliqué que je ne prévoyais pas de travaux à court terme et que la rentabilité brute immédiate du projet s’élevait à 12,8% avec 13 lots d’habitation, le tout dans une ville de 35 000 habitants. Bref, le rendez-vous le plus plaisant que j’ai eu chez un banquier jusqu’ici. Évidemment, après avoir envoyé les pièces de notre dossier par email et relancé plusieurs fois, je n’ai jamais été recontacté. Un regret? Oui, celui de ne pas avoir concrétisé le projet (j’y reviendrai), ce qui m’aurait permis de recontacter notre directrice et l’informer de la bonne nouvelle, tout en la remerciant pour tout et surtout ses encouragements! Maintenant, c’est tout aussi bien, car le CIC me financera peut-être une autre opération, qui sait? A moins que ce ne soit que partie remise pour mon cynisme, avec un rendez-vous d’ici une dizaine d’années pour lui expliquer que décidément c’était le bon moment…

 

Le manager (ou plutôt l’ancien manager)

Je commets parfois l’erreur de m’épencher auprès de mes collègues et inévitablement l’information circule… Et inévitablement elle revient vers moi, franche et sèche dans la bouche d’un ancien manager : « l’immobilier?Pour avoir 2% de rentabilité? Pfff… ». S’il savait 🙂 Mais non, il ne saura pas et sera le premier surpris quand je poserai ma démission. Il y a dans la vie deux types de septicisme, celui qui consiste à se dire « connaît pas », « marchera pas », et celui qui confère à la curiosité de tout et qui consiste à se dire, « tiens je ne connais pas, je vais creuser un peu le sujet ». Si je devais vous donner un conseil pour la vie entière, c’est sans doute de développer la seconde approche du scepticisme dont il est question ici. Sinon vous serez comme mon ancien manager, qui après avoir vu quelques chiffres sur mon mobile, est parti en maugréant sans en savoir vraiment davantage sur le comment!

 

Le (mon) notaire

Et oui, même mon notaire. Après la signature de notre 3ème immeuble, nous voilà partis dans une courte discussion à propos de la suite, et moi de parler de la nécessité de consolider pendant quelques mois avant d’attaquer une nouvelle cible que j’ai en vue depuis 2 ans. Mon notaire lui s’est arrêté sur la première partie de mon propos pour accentuer la nécessité de ralentir, en effet, car après tout, je cite : « je pourrais un jour me retrouver sans locataire ». J’en suis encore resté con. C’est vrai que j’investis dans des endroits en plein boom économique et tous les locataires du coin se mettent à acheter comme des petits fous leur résidence principale en virant leur bailleur! Mince alors! Je me demande quelle tête il va faire quand je vais lui ramener le quatrième immeuble, surtout si c’est celui que j’ai en tête…

 

Les collègues investisseurs

Les investisseurs débutants pour préciser, auprès de qui vous vous épanchez sur votre envie à moyen terme d’investir dans un immeuble entièrement dédié à de la location courte durée, dans une ville bien précise qui de prime abord ne soulève pas les foules, mais qui possède un double attrait business/tourisme pour les investisseurs qui voient plus loin que le bout de leur nez. L’investisseur débutant va vous dire « tu crois? » avec un petit sourire narquois. Merci pour les encouragements! De quoi faire douter l’investisseur qui ne tient pas droit pas droit dans ses bottes. Si j’ai un conseil à vous donner ici c’est de vérifier l’expérience de vos interlocuteurs, mais aussi et surtout de faire votre travail (étude du marché local sous tous ses aspects), et d’avancer en dépit des critiques que rencontre forcément celui qui agit!

 

Ne laissez pas les "encouragements de première classe" vous démobiliser

Jamais, non, jamais ne se laisser décourager par les autres

 

Les perspicaces

 

Les banquiers

Il y a tout d’abord certaines banques comme celle qui a financé nos 2 premiers immeubles pour nous faire ensuite deux refus ou encore celle qui a financé notre troisième immeuble et souhaite racheter tous nos prêts. Si elles ne connaissent évidemment pas l’intégralité de nos plans, et qu’il faut pas compter sur elles pour vous inonder d’encouragements à investir, leurs questions trahissent le fait qu’elles ne sont pas dupes. En même temps 2 petits immeubles d’un coup et un troisième au bout de quelques mois, ça éclaire un peu nos interlocuteurs sur nos intentions. Et de mon côté, même dans le cas des refus de la banque qui a financé nos deux premiers immeubles, je prends ces indications pour ce qu’elles sont, à savoir davantage un aveu d’impuissance de leur part à nous accompagner plus loin, plutôt qu’une tentative de nous décourager, de nous détourner de nos plans. Nous verrons bien pour la suite car si à l’occasion de notre dernier dossier nos encours à +700 K€ sont élevés, au regard de notre ratio d’endettement investisseur, il nous reste de la marge pour de prochains investissements. Et puis nous avons bien conscience qu’à un moment ou à un autre, il faut diversifier ses sources de financement pour continuer à grossir. La fidélité bancaire a ses limites, que ce soit du côté du banquier ou de l’investisseur.

 

Ma courtière

Le plus fort c’est mon courtier, ou plutôt ma courtière. Elle m’a en effet détecté rapidement. Elle a vite compris que nos deux premiers immeubles n’étaient pas un passe-temps en attendant la retraite mais une première étape de l’ouvrage qui va nous amener à l’indépendance financière. Et dire que je l’ai sollicitée pour rien pour notre dernier investissement puisque c’est moi finalement qui a déniché la Caisse d’Epargne… M’en tiendra-t-elle rigueur? Nous verrons bien, si jamais je fais de nouveau appel à elle. Mais entre nous sur le chemin de l’indépendance, le pragmatisme doit l’emporter sur tout le reste. Plus d’informations détaillées à venir dans un futur article sur ce sujet.

 

Perspicacité et encouragements ne vont pas forcément de paire

Ce n’est pas parce que vos interlocuteurs sont plus perspicaces qu’ils vous encourageront pour autant

 

Pour ceux d’entre vous qui ont lu jusqu’ici, vous aurez remarqué que les incrédules aux encouragements de première classe sont plus nombreux que les perspicaces. Cela se vérifie aisément dans la vie. Mais l’important n’est pas mes anecdotes, ni l’ironie de mes propos ou encore le cynisme qui m’habite parfois. L’important pour moi au travers de cet article, c’est d’illustrer ce à quoi vous serez confrontés lorsque vous passerez à l’action, les obstacles qui se dresseront devant vous. Et que plus encore que ces obstacles, ce sera la manière dont vous réagirez qui déterminera votre capacité ou votre incapacité à vous enrichir. Resterez-vous à quai sous le feu de la critique, prenant les refus de manière personnelle, ou utiliserez-vous au contraire ces évènements de la vie d’un investisseur comme une énergie pour aller encore plus loin? De mon côté, encouragements ou pas, je trace ma route, écris mon destin personnelle et celui de ma famille.

 

Si l’aventure vous en dit, qu’auriez-vous répondu à la directrice du CIC? Seriez-vous vous resté con sur le moment comme moi ou auriez-vous fait preuve d’esprit? Partagez dans les commentaires ce que son « pourquoi maintenant » aurait eu pour vous comme impact.

 

photos selon ordre d’apparition par Eléonor H et Alliance

Author: Frédéric

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  1. Le regard des autres lorsque vous passez à l'action... - - […] avec mon père, mais depuis que cela m’a été reporté, je ne sais dans quelle case pleine d’encouragements il…

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